MÉCONNAISSANCE DU RADON – RADON AND LUNG CANCER: WHAT DOES THE PUBLIC REALLY KNOW?

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Article paru en décembre 2018 sur la revue Journal of Environmental Radioactivity

https://ac.els-cdn.com/S0265931X18300171/1-s2.0-S0265931X18300171-main.pdf?_tid=c837f0d7-e584-4a46-826a-e494232379b8&acdnat=1551973984_7a8f99348ec04dc157387bc17fc5d0f9

L’article, publié par deux chercheurs de l’Université du Dakota du Nord aux Etats-Unis (Département de psychiatrie et de sciences comportementales, département de la santé de la population), présente une revue des études nord-américaines concernant le niveau de connaissance du radon par le public, le nombre de dépistages effectués et les actions de sensibilisation entreprises par les autorités publiques pour favoriser ces demandes de tests. Il apparait ainsi que le niveau de connaissance du radon de la population reste faible. Sur 20 enquêtes réalisées, bien qu’une part importante des personnes interrogées ait « entendu parler » du radon, de nombreux segments de la population, en particulier les personnes de moins de trente ans et les moins éduquées, ne connaissent pas réellement ce gaz ni ses conséquences. Les auteurs font également part de la circulation d’informations erronées. Dans de nombreuses études, environ 50 % des personnes interrogées déclarent croire, à tort, que le radon peut provoquer des maux de tête. Ceci suggère que le public a tendance à confondre les effets du radon avec ceux du monoxyde de carbone. Les taux de détection et d’atténuation du radon sont, en conséquence de cette sous-estimation du risque, faibles. Les auteurs suggèrent ainsi, en s’appuyant sur cette revue, de réviser l’information/la sensibilisation du public sur le radon.

 MISE EN PERSPECTIVE AVEC LE BAROMETRE IRSN

Le Baromètre IRSN s’intéresse également à la perception des Français sur le risque radon. Ce contaminant de l’air intérieur est également assez méconnu en France. Environ un Français sur cinq ne se prononce pas sur le risque que pourrait représenter le radon (le taux de réponses « Ne sait pas » est le plus fort parmi l’ensemble des 35 situations à risque proposées, relatant ainsi une méconnaissance de ce risque). Par ailleurs, le radon est jugé comme étant la situation la moins à risque parmi 35 proposées, situé en toute fin de classement des risques perçus.